lunedì 31 marzo 2014

1861: Charles Garnier raconte le siège de Gaeta

Une merveilleuse surprise celle présentée par la maison d'Edition d'Amico mercredi 26 mars dans le cadre des activités de Vivi l'Arte Gaeta 2014. L'assedio di Gaeta, traduit en dialcete napolitain par Charles Garnier et publié sur le journal Lu Trovatore entre 1867 et 1868, a trouvé sa place dans une récente publication de D'Amico Edition. Charles Garnier, qui avait écrit son  Journal du siége de Gaete, avait rédigé l'oeuvre en français avant de le traduire en napolitain. Il s'agit d'une oeuvre importante, comme le signale Vincenzo D'Amico, rédacteur en chef de la maison d'édition du meme nom, qui a le but de rendre une version plus objective des faits avenus à Gaeta avant l'unité d'Italie, sans pour autant utiliser l'Histoire comme moyen de propagande. Le volume reprend tous les épisodes publiés sur Lu Trovatore et est agrémenté d'images de documents originaux. On apprécie l'oeuvre tout d'abord d'un point de vue philologique, pour la recherche des informations et des textes autentiques; mais aussi d'un point de vue linguistique parce qu'on aperçoit un fragment de ce qu'était le dialecte napolitain peu après l'unité d'Italie (1861). On lit cette oeuvre aussi parce que, d'un point de vue historique, c'est intéressant de lire une version des faits qui puisse mettre fin aux faux mythes invintés au cours des années. L'ambition est également celle de mettre à disposition de tous du matériel inédit. En effet, Vicenzo d'Amico, dans un entretien réservé à notre Gazzetta, révèle que les textes encore inédits qui regarde l'histoire de toute la nation, à l'état meme de manuscrits parfois, sont encore nombreux. Il serait opportun de les publier pour en permettre une plus ample diffusion. Gaeta, qui a été la dernière ville du Règne des Deux Siciles à céder à la pression des Savoies et à vu la première se hisser le drapeau vert-blanc-rouge, accueille avec joie et émotion, une oeuvre qui raconte ce que les enceintes du chateau, les murs et les portes de la ville murmurent, un peu étouffés par les rythmes de vie des années 2000.